Sunday, June 12, 2011

La Mauvaise Foi de Sartre (La Nausée de Jean-Paul Sartre)



Le roman La Nausée par Jean-Paul Sartre s’agit d’un homme qui est infesté par la nausée.  C’est quand il commence à se questionner sur son existence que la nausée commence et elle continue jusqu’à qu’il trouve une réponse qui le satisfait. L’histoire de la nausée de Roquentin c’est, en fait, une histoire de sa mauvaise foi et comment la réalisation de sa mauvaise foi créée la nausée. Sartre utilise le personnage de Roquentin pour illustrer le fait qu’on ne peut pas éviter la mauvaise foi à long terme.
La mauvaise foi est l’idée de Sartre que tout le monde ment à soi-même. Sartre a dit qu’il y a trop de choix dans la vie et qu’ils créent trop de responsabilités pour un homme de vivre confortablement. Pour rendre sa vie plus supportable, l’homme se ment en disant qu’il n’a pas le choix pour le plupart de ses décisions.
            L’exemple que Sartre utilise c’est l’exemple d’un professeur. Il peut choisir quel livre il va enseigner à ses étudiants mais cela n’est pas vraiment une décision importante. Sans le savoir, il prend une décision importante quand chaque jour il continue à être un professeur. C’est pour ne pas penser à cette décision la et à toutes les décisions qui s’agissent de changer sa place dans la société qu’il vit avec la mauvaise foi. C’est seulement quand il pense à chaque décision comme un choix qu’il doit faire et chaque répercussion comme sa responsabilité qu’il vit avec la bonne foi. Mais accepter toutes les responsabilités pour ses actions lui causerait beaucoup d’anxiété.   
Selon Sartre, il y a deux moyens pour éviter les responsabilités de ses actions. On peut se croire un être-en-soi ou on peut se comporter comme un être-pour-autrui. Se croire un être-en-soi veut dire que quelqu’un croit être un objet, les choses peuvent l’affecter mais il n’a pas de contrôle sur ses actes parce qu’il est juste un objet.
L’autre mensonge qu’on peut dire a soi-même c’est de se croire un être-pour-autrui qui consiste « en pratique à s'identifier à un rôle psychologique ou social, à une image empruntée au regard des autres, de telle sorte que ce rôle et cette image vont bientôt fonctionner comme une “ essence “ qui déterminerait de part en part nos attitudes (Ferry 91). » S’il fait seulement les actes qui accomplissent son rôle dans la société il ne faut pas qu’il prenne la responsabilité.
Dans son article « The Philosophy of Sartre » Mary Warnock a dit : « Bad Faith is an attempt to escape from the anguish which men suffer when they are brought face to face with their own freedom (52). » C’est-à-dire on ne peut pas connaitre sa liberté totalement sans sentir une espèce de malaise comme la nausée.
Au commencement de La Nausée, Roquentin s’associe aux objets. Il ne parle pas aux autres et il commence à se voir lui-même comme un objet. « …Il y a là un nez, des yeux, une bouche, mais tout ça n’a pas de sens, ni même d’expression humaine (34). » C’est là où Sartre introduit l’idée qu’il y a un aspect d’un être-en-soi dans tout le monde, le corps physique. C’est quand on embrasse cette identité d’objet et qu’on l’utilise pour éviter les choix qu’on incarne l’idée de la mauvaise foi.
Après Roquentin abandonne sa quête de vivre confortablement dans la mauvaise foi en vivant comme un objet, il commence à chercher son rôle dans la société pour vivre comme un être-pour-autrui. Mais, il visite la salle des portraits des hommes importants de Bouville et il voit que chacun des gens dans les portraits avaient un rôle dans la société mais il pense : « Je n’étais pas un grand-père, ni un père, ni même un mari. Je ne votais pas, c’était à peine si je payais quelques impôts… (127). » Et il trouve qu’il n’a pas de rôle dans la société pour assurer qu’il fait ce qu’il faut et qu’il n’a pas de responsabilité.
Pendant qu’il essaye de se mentir et de vivre aisément dans la mauvaise foi, il expérience beaucoup de la nausée, la conséquence de savoir qu’on a trop de choix dans la vie. Il se rend compte qu’il est de trop et qu’il a le choix de ne plus exister. Mais il continue d’essayer d’empêcher sa nausée.
            Selon l’idée de la mauvaise foi inventée par Sartre, Roquentin vit dans la bonne foi tout au long du roman. Ou, si ça n’est pas exactement la bonne foi, au moins il essaye de trouver la bonne foi et c’est celui qui cause ces occurrences de la nausée.  Dans l’article « Good and Bad Faith » Joseph Catalano dit : « …our good faith is only a fleeting realization that we cannot escape bad faith itself (81). » Et Roquentin fait un exemple extraordinaire de cette idée.
            Il vit dans un état nauséeux entre la mauvaise et la bonne foi. Mais, à la fin du roman, il décide de changer son rôle dans la société, un acte qui est exactement l’idée de la bonne foi. On a toujours l’opportunité de choisir un nouveau chemin et il faut qu’on pense toujours à cette option là et aussi à toutes les autres options que la vie offre. Et, au moment où il choisit son nouveau rôle dans la société, il choisit aussi de vivre dans la mauvaise foi et d’agir comme son rôle le lui demande. Et ça illustre le fait que la mauvaise foi est inévitable, parce qu’au moment où on choisit de changer de rôle, on accepte un autre rôle à suivre dans la mauvaise foi.

Citations :
Catalano, Joseph. "Good and Bad Faith: Weak and Strong Notions"
Ferry , Luc. "La philosophie de Sartre". Le point 14/01/00: 91.
Sartre, Jean-Paul. La Nausée. Gallimards, 1938.
Warnock, Mary. "The Philosophy of Sartre,".


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